Paul GAUGUIN : Titre pour « Le Sourire » - 1899

Prix sur demande

Gravure sur bois, 138 x 219 mm. Guérin 74, Kornfeld 61, C.

Très belle épreuve imprimée en noir sur japon pelure (150 x 227 mm), monogrammée PG dans la planche et numérotée à l’encre n°18 par Gauguin en bas à gauche (le monogramme est peu visible ici, comme dans plusieurs autres épreuves).

Épreuve en superbe état de conservation.

Gauguin a réalisé ce bois gravé pour servir de titre au cinquième numéro du journal Le Sourire (décembre 1899) (tirage à 25 ou 30 exemplaires dont quatre répertoriés par Kornfeld). Il a imprimé également une trentaine d’épreuves en noir ou gris sur japon pelure. Guérin avait recensé huit épreuves (dont l’épreuve numérotée n°14 et l’épreuve numérotée n°24) et deux épreuves imprimées dans deux exemplaires du Sourire. Kornfeld en recense dix-huit, dont dix numérotées 2, 3, 7, 10, 13, 14, 19, 20, 21, 27 et huit sans numéro ou dont le numéro est inconnu (les épreuves numérotées n°11 et n°25 passées depuis en ventes publiques en font peut-être partie). Il cite également quatre épreuves conservées dans des exemplaires du Sourire.

Gauguin a gravé au total dix-huit bois pour Le Sourire, à partir du quatrième numéro (novembre 1899), les numéros précédents ayant été illustrés de dessins autographiés. Les bois étaient imprimés sur la feuille de journal déjà miméographée et l’impression varie selon les exemplaires.

Contrairement à plusieurs autres titres pour Le Sourire, le bois de celui-ci n’a pas été retrouvé. Il n’existe donc pas de tirage posthume. Une reproduction médiocre de l’épreuve numérotée n°25 a été imprimée à 250 exemplaires sur japon en 1943 par The Grabhorn Press.

Le Sourire, journal méchant était une publication satirique entièrement autographiée et imprimée par Gauguin. Il parut 9 numéros entre août 1899 et avril 1900. En décembre 1899, Gauguin écrivait à Daniel de Monfreid : « J’ai créé un journal Le Sourire autographié, système Edison, qui fait fureur. Malheureusement, on se le repasse, de main en main, et je n’en vends que très peu. » (cité dans L.-J. Bouge (éd.), Le Sourire, Papeete, 1899-1900, Paris, 1952, p. 10).

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